<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://jardinbaroque.over-blog.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Jardinbaroque]]></title>
    <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/</link>
    <description></description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/1/07/41/29/avatar-blog-1008139585-tmpphpijY9WV.jpeg</url>
        <title><![CDATA[Jardinbaroque]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 12:43:59 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 18 Feb 2010 12:43:59 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 jardinbaroque.over-blog.com</copyright>            <category>Musique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Surprise]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-28778409.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/haydsymphonie94andante.mp3">
      <param name="src" value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/haydsymphonie94andante.mp3">
    </object><br>
    <br>
    <div style="text-align: justify;">
      Parce que la technique mise en défaut a parfois du bon, en ce qu'elle nous pousse à sortir de la routine et fait germer les idées les plus inattendues.<br>
      Alors, peut-être, les promesses que ramène le début du printemps fleuriront, ici ou ailleurs.<br>
      Surprise...
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Mar 2009 13:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9b331f1cefda07d4e6d04cdf375f1a7c</guid>
                        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-28778409-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Capitale]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-18025575.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Je remercie Cécile Dupeux, conservatrice du Musée de l'Œuvre Notre Dame, et Alexandre Kirstetter, chargé de communication des musées de la ville de Strasbourg, pour leur écoute et l'aide qu'ils
    ont bien voulu m'apporter.
  </p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="200" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0">
    <param name="src" value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/liedvomtanhauser.mp3">
    <embed type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="20" src="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/liedvomtanhauser.mp3">
  </object><br>
  <p style="text-align: center;">
    Les mots <strong>en gras</strong> dans le texte matérialisent des liens hypertexte.
  </p>
  <p>
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//affiche-strasbourg1400.jpg" width="401" height="600" >
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <img class="DrteTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//doutestjosephc1420.jpg" width="350" height="268" >Petit rappel des épisodes précédents.
    Fin 2007, on apprend que la candidature de la ville de Strasbourg au titre de capitale européenne de la culture en 2013 est évincée au profit de celles de Lyon, Marseille, Bordeaux et Toulouse.
    Sans minimiser les qualités des villes retenues, ce choix a de quoi laisser profondément perplexe. Les atouts patrimoniaux et les initiatives culturelles de la capitale alsacienne seraient-ils,
    en effet, à ce point insuffisants pour qu'on l'écarte ainsi d'une chiquenaude&nbsp;? Au moment où Paris joue la carte d'un glamour tragique mais, finalement, plutôt consensuel, en mettant à
    l'honneur Marie-Antoinette (Grand Palais, du 15 mars au 30 juin 2008), Strasbourg s'apprête à apporter un démenti cinglant à l'ostracisme discret mais réel dont elle fait encore l'objet.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//ma-treparadiesgartleinviergefraisiersc1425.jpg" width="300" height="504" >Auriez-vous
    soupçonné la place éminente qu'occupait cette ville libre du Saint Empire romain germanique au début du XV<sup>e</sup> siècle&nbsp;? Voici ce que devrait rappeler et illustrer l'exposition
    <em>Strasbourg 1400</em> qui se tiendra au sein du <strong><a href="http://jardinbaroque.mabulle.com/index.php/2007/03/10/49663-l-intimite-de-l-oeuvre">Musée de l'Œuvre Notre Dame</a></strong> du
    28 mars au 6 juillet 2008. Forte des joyaux des collections de cet établissement, augmentées pour l'occasion de prêts d'autres musées et de possesseurs privés, cette manifestation va faire
    revivre l'extraordinaire éclosion artistique qui s'est produite au moment où le chantier de la célèbre cathédrale, objet tant d'admiration que d'émulation pour les générations futures, atteignait
    son apogée. Qu'il s'agisse des recherches, qui trouveront avec <a href="http://jardinbaroque.mabulle.com/index.php/2007/07/26/78434-present-intensement"><strong>Nicolas de Leyde</strong></a>
    (c.1420&nbsp;?-1473, actif à Strasbourg entre 1462 et 1467) un accomplissement majeur, menées par les sculpteurs pour faire parler la pierre avec toujours plus d'expressivité, ou des trouvailles
    picturales des tenants du style «&nbsp;tendre&nbsp;» (<em>weicher Stil</em>), illustrées notamment par le mystérieux et prodigieux Maître du <em>Paradiesgärtlein</em>, le parcours propose, en
    s'appuyant sur les travaux scientifiques les plus récents, un regard différent sur le mode d'expression qui s'est imposé dans toute l'Europe durant une soixantaine d'années (c.1370-c.1430) et
    dont l'influence perdure même jusqu'au milieu du XVe siècle, notamment en territoires rhénans, dans ce que nous connaissons, par exemple, de l'œuvre de <strong><a href=
    "http://www.wga.hu/art/l/lochner/madonna.jpg">Stefan Lochner</a></strong> (c.1400&nbsp;?-1451)&nbsp;: le «&nbsp;gothique international&nbsp;». <img class="DrteTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//crucifixiondominicainunterlinden.jpg" width="350" height="263" >Tout de fluidité des lignes et de raffinement extrême
    dans le traitement pictural, cet art, intégrant des influences venues d'Italie (<em>Nativité de la Vierge</em>, <em>Doute de Saint Joseph</em>) et de Bohême, offre des images d'une grande
    subtilité, où passe parfois une ombre de mélancolie, comme dans le <strong><a href="http://www.wga.hu/art/m/master/zunk_ge/zunk_ge3/garden_e.jpg"><em>Jardinet de Paradis</em></a></strong>, œuvre
    d'un artiste strasbourgeois anonyme (Francfort, Städelsches Kunstinstitut), mais sait aussi faire place à une douleur expressionniste (<em>Crucifixion</em> <em>au Dominicain</em>, Colmar, Musée
    d'Unterlinden) que l'on peut voir comme annonciatrice de celle qui marquera les œuvres de Grünewald (c.1475/80-1528), récemment mis à l'honneur dans une <strong><a href=
    "http://jardinbaroque.mabulle.com/index.php/2008/02/09/117601-le-mystere-demeure">mémorable double exposition</a></strong>. Les œuvres réunies dans le cadre de l'exposition, qu'il s'agisse de
    plans architecturaux, de manuscrits enluminés, de pièces d'orfèvrerie ou de panneaux peints, vont ainsi permettre au visiteur de se faire une idée précise du raffinement grandissant induit par
    les demandes émanant des couches aisées de la cité de Strasbourg qui n'était, à cette époque gouvernée par aucun prince, mais où s'est néanmoins épanoui un langage qui ne cède en rien à celui
    développé dans les plus prestigieuses Cours de l'époque.
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    Vous l'avez compris, chers lecteurs, si vous ne devez voir qu'une seule exposition au cours du premier semestre de l'année 2008, c'est sans conteste à Strasbourg que je vous conseille de vous
    rendre. Outre le voyage dans le temps que vous offriront sans doute les trésors rassemblés dans le cadre de <em>Strasbourg 1400</em>, la richesse des musées et du patrimoine de la ville vous
    permettront également d'apprécier à leur juste valeur une cité et une région dont le rayonnement culturel, passé comme présent, est plus qu'important&nbsp;: capital.<strong><em><br></em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><em><br>
    Strasbourg 1400, un foyer d'art dans l'Europe gothique</em></strong>, du 28 mars au 6 juillet 2007. Musée de l'Œuvre Notre Dame, 3 place du Château, 67000 Strasbourg.
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour accéder au site du musée, cliquez sur l'icône ci-après&nbsp;:
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <img class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//vignettestrasbourg1400.jpg" width="250" height="91" >
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;">Horaires d'ouverture</span></strong>&nbsp;:
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    Du mardi au vendredi de 11h00 à 18h00, les samedis et dimanches de 10h00 à 18h00. Nocturne gratuite les mardis de 18h00 à 21h00. Fermeture le lundi.<strong><span style=
    "text-decoration: underline;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;">Tarifs</span></strong> (exposition et visite du musée)&nbsp;:
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    plein&nbsp;: 5 €, réduit&nbsp;: 2,50 €.<strong><span style="text-decoration: underline;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;">Contact</span></strong>&nbsp;:
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    téléphone&nbsp;: 03 88 52 50 00, courriel&nbsp;: barbara.gatineau@cus-strasbourg.net<strong><span style="text-decoration: underline;"><br></span></strong>
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><br>
    Accompagnement musical</span></strong>&nbsp;:
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    Anonyme, XV<sup>e</sup> siècle&nbsp;: <em>Lied von Tanhaüser</em>.<br>
    (Mensuralkodex des Nikolaus Leopold, Munich, Bayrische Staasbibliothek, Mus. Ms. 3154)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ferrara Ensemble. Crawford YOUNG, luth et direction.
  </p>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <img class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//hildebranston.jpg" width="150" height="149" ><em>Hildebrandston</em>, chansonniers allemands
    du XVe siècle. 1 CD Arcana A35.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 23 Mar 2008 20:40:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5a076c585798760c1a0f634a61227e26</guid>
                        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-18025575-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marie du Rhin]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-13002303.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img width="402" height="600" alt="schongauerretbleorlier.jpg"  class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//schongauerretbleorlier.jpg">
  </p>
  <p align="center">
    Martin SCHONGAUER (c.1450-1491) et atelier,<br>
    <em>Retable d’Orlier</em> (c.1470)&nbsp;: Annonciation (détail).<br>
    Huile sur bois, Colmar, Musée d’Unterlinden.
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/mitfroudenannakoeln.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
      <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/mitfroudenannakoeln.mp3" name="movie">
    </object>
  </p><br>
  <p>
    Es kumpft ein schiff geladen<br>
    recht vff sin höchstes port,<br>
    es bringt vns den sune des vatters,<br>
    das ewig wore wort.
  </p>
  <p>
    <br>
    Vff ainem stillen wage<br>
    kumpft vns das schiffelin,<br>
    es bringt vns riche gabe,<br>
    die heren künigin.
  </p>
  <div>
    <p>
      <br>
      Maria, du edler rose,<br>
      aller sälden ain zwy,<br>
      du schöner zitenlose,<br>
      mach vns von sünden fry.<br>
      <br>
      Das schifflin das gat stille<br>
      vnd bringt vns richen last,<br>
      der segel ist die minne,<br>
      der hailig gaist der mast.
    </p>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <p>
      Johannes TAULER (c.1300-1361).
    </p>
    <div align="justify">
      Prédicateur fameux, élève du non moins célèbre Maître Eckhart (c.1260-c.1328), on doit surtout à Tauler, qui fut actif principalement à Strasbourg et Ulm, des sermons qui mêlent habilement
      glose et anecdotes. Ce poème est le seul qui ait été préservé sous son nom.
    </div>
  </div>
  <div>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <strong><u>Musique</u></strong>&nbsp;:
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <p align="justify">
    <em>Mit vrouden quam der engel</em>, chanson spirituelle extraite du <em>Chansonnier d’Anna de Cologne</em>, compilé vers 1500, mais contenant du matériel musical bien antérieur à cette date.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ars Choralis Coeln – Maria JONAS, chant, vièle à roue &amp; direction.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Extrait de&nbsp;:
  </p>
  <div align="justify">
    <em><img width="150" height="129" alt="buchannavonkoeln.jpg"  class="" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//buchannavonkoeln.jpg">Rose van
    Jhericho</em>, Das Liederbuch der Anna von Köln. 1 CD Raumklang RK 2604.<br>
    Un des enregistrements de musique ancienne les plus aboutis de l’année 2007, présentant un répertoire scandaleusement négligé, restitué avec enthousiasme et professionnalisme par un ensemble dont
    la prestation rappelle à la fois les belles heures passées du Sequentia de Barbara Thornton et celles, présentes, du Discantus mené par Brigitte Lesne. Les amateurs de musique tardo-médiévale
    m’auront compris, et devraient faire leur miel de ce disque.
  </div>
  <p>
    <br>
    <br>
    [<em>Mit vrouden quam der engel</em> (<em>Empli de joie, l’ange arriva</em>) met en scène le dialogue entre l’archange Gabriel et Marie lors de l’Annonciation. Le messager ailé apprend à la
    Vierge qu’elle a été choisie pour porter le Fils de Dieu, ce qu’elle accepte avec humilité. L’archange s’en retourne alors vers les cieux empli de la même joie que celle qui avait marqué son
    arrivée.
  </p>
  <div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <p>
      &nbsp;<br>
      <u>Traduction du poème de Tauler</u>&nbsp;:
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      <br>
      Un navire s’en vient chargé<br>
      droit dessus son port suprême,<br>
      il nous porte le fils du Père,<br>
      la parole éternellement vraie.<br>
      <br>
      Sur une onde tranquille<br>
      le joli navire nous vient,<br>
      il nous porte riche offrande,<br>
      la très-haute souveraine.<br>
      <br>
      Ô Marie, noble rose,<br>
      rameau de toutes les grâces,<br>
      joli crocus immortel,<br>
      délivre-nous du péché.
    </p>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <p>
      Le joli navire va tranquille,<br>
      nous portant grand changement,<br>
      la grand-voile c’est l’Amour,<br>
      et l’Esprit-Saint c’est le mât.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <div>
      Traduction de Jean-Pierre Lefebvre.]
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 11 Oct 2007 20:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dfedc942b89f085a9be77196cd020dcb</guid>
                <category>In speculo</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-13002303-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marie d'Angleterre]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12952747.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <em><img alt="" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//mariestowe16.jpg"><br></em>
  </p>
  <div align="center">
    <em>Vierge à l’enfant</em>, enluminure sur parchemin d’un livre d’heures.<br>
    <span>Angleterre (Londres), c.1410. Manuscrit Stowe 16, Londres, British Library.</span>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/lambenesciensmater.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
      <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/lambenesciensmater.mp3" name="movie">
    </object>
  </p><br>
  <div>
    <p>
      I sing of a maiden<br>
      That is makelees:<br>
      King of alle kinges<br>
      To her sone she chees.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      He cam also stille<br>
      Ther his moder was<br>
      As dewe in Aprille<br>
      That falleth on the gras.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      He cam also stille<br>
      To his modres bowr<br>
      As dewe in Aprille<br>
      That falleth on the flowr.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      He cam also stille<br>
      Ther his moder lay<br>
      As dewe in Aprille<br>
      That falleth on the spray.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      Moder and maiden<br>
      Was nevere noon but she:<br>
      Wel may swich a lady<br>
      Godes moder be.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <p>
    Anonyme anglais, XIV<sup>e</sup> ou XV<sup>e</sup> siècle.
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <strong><u>Musique</u></strong>&nbsp;:
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Walter LAMBE (c.1450/51-après 1504)&nbsp;:<br>
    <em>Nesciens mater</em>, extrait de l’<em>Eton Choirbook</em>,<br>
    recueil d’œuvres écrites dans les quarante dernières<br>
    années du XV<sup>e</sup> siècle, compilé vers 1504-1505.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span>The Cardinall’s Musick – Andrew CARWOOD, direction.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;<br>
    Extrait de :
  </p>
  <div align="justify">
    <em><img width="150" height="149" alt="musicatallsouls.jpg"  class="" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//musicatallsouls.jpg">Music at All Souls,
    Oxford</em> (Œuvres des XV<sup>e</sup> et XVI<sup>e</sup> siècles). 1 CD ASV «&nbsp;Gaudeamus&nbsp;» CD GAU 196.
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div align="justify">
    [<u>Original &amp; traduction du texte chanté</u>&nbsp;:
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <em><span>Nesciens mater virgo virum peperit sine dolore salvatorem seculorum.<br>
    Ipsum regem angelorum sola virgo lactabat ubera de celo plena.</span></em>
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    Sans connaître d’homme, la vierge mère accoucha sans douleur du sauveur du monde.<br>
    Cette vierge seule allaita le roi des anges avec le lait des cieux.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <p>
      <u>Traduction du poème</u>&nbsp;:
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      Je chante une vierge<br>
      Qui est sans pareille&nbsp;:<br>
      Le Roi de tous rois<br>
      Pour fils elle prit.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      Il vint sans un bruit<br>
      Où sa mère était,<br>
      Tel rosée d’avril<br>
      Sur l’herbe tombant.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      Il vint sans un bruit<br>
      Entrant chez sa mère<br>
      Tel rosée d’avril<br>
      Sur la fleur tombant.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      Il vint sans un bruit<br>
      Où reposait sa mère<br>
      Tel rosée d’avril<br>
      Sur le rameau tombant.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      Oui, de mère et de vierge<br>
      Il n’exista qu’elle&nbsp;:<br>
      Oui, semblable dame<br>
      De Dieu peut être mère.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    Traduction de Gérard Gâcon.]
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Oct 2007 20:11:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5abc72b57fb20a8a21d7aed5c685df16</guid>
                <category>In speculo</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12952747-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marie de Bohême]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12904117.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img width="465" height="600" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//maitredetrebonadorationav1380.jpg" class=""  alt=
    "maitredetrebonadorationav1380.jpg"><br>
    MAÎTRE DE TŘEBOŇ (actif dans la seconde moitié du XIV<sup>e</sup> siècle),<br>
    <em>Adoration de Jésus</em>, c.1380.<br>
    Détrempe sur panneau, Hluboká, Galerie Alsová Jihoceská.
  </p>
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" type="application/x-shockwave-flash" data=
    "http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/anonymepraguejesusdulcismater.mp3">
      <param name="movie" value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/anonymepraguejesusdulcismater.mp3">
    </object>
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    «&nbsp;[Marie parle&nbsp;:] “Lorsque la joie de notre Père fut ternie par la chute d’Adam, au point de faire place au courroux, la sagesse éternelle de la toute puissante divinité usa de moi pour
    atténuer les effets de cette colère. Le Père me choisit alors comme épouse, afin d’avoir quelque chose à aimer, puisque son épouse bien-aimée, l’âme noble, était morte&nbsp;; le Fils m’élut comme
    mère, et le Saint-Esprit me prit comme amante. Je fus ainsi à moi seule l’épouse de la sainte Trinité et la mère des orphelins. […] Lorsque je devins ainsi mère de nombreux enfants esseulés, mes
    seins se gonflèrent tant du lait pur et immaculé de la vraie charité généreuse que j’allaitais les prophètes avant d’être née. Puis, dans mon adolescence, j’ai allaité Jésus. Ensuite, dans ma
    jeunesse, j’ai allaité l’épouse de Dieu, la sainte chrétienté, auprès de la croix où je me tenais, asséchée par l’affliction, lorsque le glaive des souffrances subies dans sa chair par Jésus
    s’est enfoncé spirituellement dans mon âme.” […]<br>
    Dame, il faut encore que tu nous allaites, nous aussi, car tes seins sont encore si pleins que tu ne peux pas vraiment te tarir. Si tu ne voulais plus allaiter, le lait te ferait très mal, car en
    vérité j’ai vu tes seins si gonflés que sept jets ont jailli à la suite de l’un d’eux et ont giclé sur mon corps et sur mon âme. A cet instant même tu m’as soulagée d’un tourment qu’aucun ami de
    Dieu ne peut subir sans souffrir profondément. Tu devras continuer à allaiter de cette façon jusqu’au jour du Jugement dernier&nbsp;; alors tu pourras te tarir, car les enfants de Dieu et tes
    enfants seront sevrés et entrés en adulte dans la vie éternelle. Ah, alors nous aurons le plaisir indicible de connaître et de voir et ce lait et ce sein sur lequel Jésus a si souvent porté sa
    bouche&nbsp;!&nbsp;».
  </p>
  <p>
    MECHTILD DE MAGDEBOURG (c.1207&nbsp;?-c.1282&nbsp;?),<br>
    <em>Das Fliessende Licht der Gottheit</em> (<em>Cette lumière de ma divinité</em>),<br>
    Livre I, 22, 35 (deuxième moitié du XIII<sup>e</sup> siècle, traduction de René Pérennec).
  </p>
  <div>
    &nbsp;<strong><u><br></u></strong>
    <div>
      <p>
        <strong><u>Musique</u></strong>&nbsp;:
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
  </div>
  <div>
    <div>
      Cantio <em>Jesu dulcis mater bona</em>, extraite du Graduel
    </div>
    <div>
      Latino-Bohemicus (XVI<sup>e</sup> siècle) de la Bibliothèque
    </div>
    <div>
      de l’Université de Prague (Ms. VI B 24). [Paraphrase
    </div>
    <div>
      du Salve Regina, datant sans doute du XV<sup>e</sup> siècle].
    </div>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <div>
      <p>
        Ensemble Discantus – Brigitte LESNE, chant &amp; direction.
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div>
    <p>
      Extrait de :
    </p>
  </div>
  <div align="justify">
    <p>
      <em><img width="150" height="135" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//discantusuniversali.jpg" class=""  alt="discantusuniversali.jpg">Universi
      populi</em>, chants sacrés à Prague du XII<sup>e</sup> au XV<sup>e</sup> siècle. 1 CD Zig-Zag territoires ZZT060601.
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//maitredetrebonviergeroudnicec1380.jpg" class="CtreTexte" alt="">
  </p>
  <div align="center">
    <div>
      <p>
        MAÎTRE DE TŘEBOŇ
      </p>
    </div>
    <div>
      <p>
        <em>Vierge à l’enfant</em>, dite de Roudnice, c.1380.
      </p>
    </div>
    <div>
      <p>
        Technique mixte sur bois, Prague, Musée Národní, Couvent sainte Agnès.
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
  </div>
  <div>
    [<em>Texte chanté et traduction</em>&nbsp;:
  </div>
  <p>
    <em>Jesus dulcis mater bona, mundi salus et patrona<br>
    supernorum civium,<br>
    O Maria, tu benigna Christi consors atque digna<br>
    voti nostris annue.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Ad te flentes suspiramus, te gementes invocamus<br>
    Eve proles misera,<br>
    O Maria, tu benigna …</em>
  </p>
  <p>
    <em>Statum nostre paupertatis, vultu tue bonitatis<br>
    clementer considera,<br>
    O Maria, tu benigna …</em>
  </p>
  <p>
    <em>Ave gemma preciosa, supra solem speciosa<br>
    virginale gaudium,<br>
    O Maria, tu benigna …</em>
  </p>
  <p>
    <em>Pacem nobis sempiternam et ad lucem nos eternam<br>
    transfer post exilium,<br>
    O Maria, tu benigna …</em><br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    O bonne mère du doux Jésus, salut du monde, patronne<br>
    des citoyens du ciel,<br>
    O Marie, toi qui as part au Christ, bonne et digne,<br>
    acquiesce à nos prières.
  </p>
  <p>
    Nous soupirons vers toi en pleurant, et t’invoquons en gémissant,<br>
    engeance malheureuse d’Ève,<br>
    O Marie, toi qui as …
  </p>
  <p>
    Regarde avec clémence notre état de pauvreté,<br>
    de ton visage de bonté,<br>
    O Marie, toi qui as …
  </p>
  <p>
    Salut, gemme précieuse, plus brillante que le soleil,<br>
    joie virginale,<br>
    O Marie, toi qui as …
  </p>
  <p>
    Donne-nous la paix éternelle, et à la lumière éternelle<br>
    mène-nous après notre exil,<br>
    O Marie, toi qui as …]
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Oct 2007 20:46:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cfe06decfc946142db9df13edeb2b4c8</guid>
                <category>In speculo</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12904117-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Avec un M...]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12752450.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/mendelssohnehreseigott.mp3">
      <param name="movie" value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/mendelssohnehreseigott.mp3">
    </object>
  </p>
  <p>
    <br>
    <img width="540" height="430" alt="memlingchristbenissant.jpg" key="7e31c9c0ae789b0bab2f01088a8465ee" class="" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//memlingchristbenissant.jpg"><br>
    Hans MEMLING (c.1435-1494),<br>
    <em>Christ entouré d’anges</em>, années 1480.<br>
    Panneau central d’un triptyque réalisé pour l’église Santa Maria la Real de Najera (Castille).<br>
    Huile sur bois, Anvers, Musée royal des Beaux-Arts.
  </p>
  <div align="justify">
    <p>
      Hans Memling est un peintre qui, après une phase de reconnaissance au XIX<sup>e</sup> siècle, est entré dans un purgatoire qu’il n’a quitté qu’à la fin des années 1960, grâce, notamment, aux
      travaux de Jacques Foucart. Sa retenue a été jugée trop douce, voire mièvre, en comparaison du dramatisme déployé par un de ses maîtres, Rogier van der Weyden (c.1399-1464). Parmi les jugements
      abrupts émis sur Memling, voici celui d’un historien d’Art particulièrement renommé :
    </p>
  </div>
  <p align="justify">
    « Cette notion de « détente » [caractéristique de la phase finale de la peinture de la Flandre] peut aussi caractériser ce type exemplaire de grand maître mineur que fut Hans Memling. […]
    Lorsqu’il meurt, le 11 août 1494, il est le premier peintre de Bruges – et, après la mort de Petrus Christus, le seul véritable portraitiste –, l’un de ses cent quarante plus riches citoyens, et
    réputé, selon les termes d’un compatriote admiratif, “avoir été en son temps le peintre le plus accompli et excellent de toute la chrétienté”.<br>
    La postérité n’a pas sanctionné ce panégyrique. Si Memling exerça une influence considérable dans l’orbite restreinte de son époque et de sa ville, “les générations suivantes jugèrent ses
    créations faibles et pâles” [M.J. Friedländer, <em>Memling</em>, Amsterdam, s.d.] ; et si les romantiques et les victoriens estimèrent que sa suavité représentait le summum de l’art médiéval,
    nous inclinons plutôt à le comparer à un compositeur tel que Felix Mendelssohn, qui parfois nous enchante, jamais ne nous choque et jamais ne nous transporte. Ses œuvres donnent une impression
    d’à-la-manière-de, non parce qu’il s’inspire de ses devanciers (ce que firent et font toujours même les plus grands), mais parce qu’il ne réussit pas à en pénétrer le génie. »
  </p>
  <div align="justify">
    <p>
      Erwin PANOFSKY (1892-1968), <em>Les Primitifs flamands</em>, Harvard, 1971. Traduction française : Hazan, 1992, réédition 2003.
    </p>
  </div>
  <p align="justify">
    <br>
    En miroir, ces mots sur Mendelssohn :
  </p>
  <p align="justify">
    « Ce qui me semble représenter la principale qualité de Mendelssohn, c’est sa limpidité cristalline : en plein XIX<sup>e</sup> siècle, il a le malheur d’être équilibré ; sa musique ne constitue
    pas la sublimation de quelque névrose mais reflète pleinement son amour de la vie. Cette limpidité sera maintes fois confondue avec de l’élégance facile et lui vaudra beaucoup de mépris. Mais
    elle fait aussi de Mendelssohn un grand compositeur de musique religieuse. Dans la lignée de ses grands prédécesseurs qu’il admirait tant, elle lui permet de s’effacer devant la parole divine et
    de la <em>mettre en musique</em> avec toute l’humilité requise. »
  </p>
  <div align="justify">
    <p>
      Philippe HERREWEGHE, Texte introductif à son enregistrement d’une anthologie de motets et psaumes de Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847), 1984.
    </p>
  </div>
  <p align="justify">
    <br>
    Curieux voisinage que celui de Memling et de Mendelssohn, d’une pertinence, à mes yeux, à peu près égale à une comparaison entre Pablo Picasso (1881-1973) et Louis Couperin (c.1626-1661).
    Pourtant, une mise en abyme entre arts plastiques (qu’il s’agisse de peinture ou de sculpture) et musique s’avère très souvent riche d’enseignements, en dépit du fait qu’en France, une large
    partie de la critique universitaire s’obstine à l’ignorer. Encore faut-il que la perspective soit juste ; mettre en rapport des artistes qu’une distance temporelle importante sépare apporte peu,
    si ce n’est quelques vues esthétisantes, et encore moins lorsqu’il s’agit de déverser, au passage, le peu d’appétence que l’on a pour l’un sur l’autre. Ainsi, on avait compris qu’Erwin Panofsky
    n’appréciait guère Mendelssohn, ce « notaire élégant et facile » pour reprendre le mot cinglant de Debussy, mais a-t-il réellement perçu la spécificité de son langage ? Que condamne-t-il en
    mettant dans un même sac Memling et Mendelssohn ? L’apparente facilité de leur art ? Le succès qu’ils ont connu de leur vivant et après leur mort ? Cette capacité à plaire au plus grand nombre et
    non à une petite élite « d’initiés » ? J’invite le lecteur curieux à remplacer, dans le petit texte de Philippe Herreweghe, « Mendelssohn » par « Memling », « XIX<sup>e</sup> siècle » par «
    deuxième moitié du XV<sup>e</sup> siècle », « musique » par « peinture », <em>etc.</em> Ce tour de passe-passe, pour insignifiant qu’il paraisse, se révèle finalement assez éloquent.
  </p>
  <p align="justify">
    Pour ceux, enfin, qui souhaiteraient entrer plus avant dans le jeu des correspondances, je ne peux que les inciter à regarder l’œuvre de Memling proposée ici en écoutant l’extrait musical
    figurant ci-dessous, puisqu’il s’agit d’une œuvre de Jacob Obrecht, contemporain géographique et chronologique du peintre, puis de se concentrer sur la fresque présentée ci-après en écoutant le
    motet de Mendelssohn figurant en ouverture de ce billet. Ce jeu de miroirs-ci, pour modeste et imparfait qu’ils soit, a au moins un mérite : celui de ne pas être déformant.
  </p>
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/obrechtlaudemus.mp3">
      <param name="movie" value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/obrechtlaudemus.mp3">
    </object>
  </p>
  <p>
    <span><br>
    <img width="540" height="363" alt="corneliusdieuanges.jpg" key="157becd00b97bec620fe9226571c74fe" class="" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//corneliusdieuanges.jpg"><br>
    Peter von CORNELIUS (1783-1867), Carl Heinrich HERMANN (1802-1880), Karl STÜRMER (1803-1881), Joseph KRANZBERGER (1814-1844),</span><br>
    <em>Le Jugement dernier</em> (détail) : Le Christ et le chœur des anges, 1836-1840.<br>
    Fresque, Munich, Église Saint Louis.
  </p><strong><u><br>
  Accompagnement musical</u></strong> :
  <div align="justify">
    <br>
    1. Felix MENDELSSOHN BARTHOLDY (1809-1847),<br>
    Motet pour double chœur a cappella <em>Ehre sei Gott in der Höhe</em>, WoO 26 (1846).<br>
    <div>
      <br>
      <div>
        La Chapelle Royale, Collegium Vocale Gent.<br>
        <br>
        Philippe HERREWEGHE, direction.
      </div>
    </div>
    <div>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
  </div>
  <div align="justify">
    <div>
      Extrait de :
    </div>
    <div>
      <em><img width="150" height="150" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//mendelssohnherreweghe.jpg" class="" key="2066c69a3a11b7eea483354c9a4ab1f8" alt="mendelssohnherreweghe.jpg">Psaumes
      et motets</em>. 1 CD Harmonia Mundi HMA 1951142 (collection « Musique d’abord »).
    </div>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <div align="justify">
      <p>
        2. Jacob OBRECHT (c.1457/58-1505),<br>
        Motet <em>Laudemus nunc Dominum</em> (avant 1496).
      </p>
      <div>
        The Clerks’ Group.<br>
        <br>
        Edward WICKHAM, direction.
      </div>
    </div>
    <div align="justify">
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
    <div align="justify">
      <p>
        Extrait de:<br>
        <img width="150" height="149" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//barbireauwickham.jpg" class="" key="2b77a57911d546cc6b90dffc65133b6f" alt="barbireauwickham.jpg"> Jacobus Barbireau,
        <em>Missa Virgo parens Christi</em> (et œuvres sacrées d’Obrecht, Pullois et Pipelare). 1 CD ASV Gaudeamus CD GAU 188.
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 01 Oct 2007 15:11:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3fbdbba14580309fd3296429d5f0e5c9</guid>
                <category>Marginalia</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12752450-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marie de France]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12607315.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <em><img width="480" height="600" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//miraclenotredame.jpg" class="" alt="miraclenotredame.jpg"></em><br>
    <em>Miracle de Notre Dame : parturiente sauvée des flots</em>.<br>
    Enluminure anonyme du recueil <em>Fleur des histoires</em> de Jean MANSEL (c.1400-c.1474), exécutée en France dans le 3e ou le 4e quart du XVe siècle.<br>
    Manuscrit Français 56, fol. 119v, Paris, Bibliothèque nationale de France.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/coincymarionsnous.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
      <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/coincymarionsnous.mp3" name="movie">
    </object>
  </p>Chanson m’estuet chanteir de la meilleur<br>
  Qui onques fust ne qui jamais sera ;<br>
  Li siens douz chanz garit toute doleur :<br>
  Bien iert gariz cui ele garira.<br>
  Mainte arme a garie ;<br>
  Huimais ne dot mie<br>
  Que n’aie boen jour<br>
  Car sa grant dosour<br>
  N’est nuns qui vous die. (…)
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    RUTEBEUF (c.1230 ?-c.1280/90 ?),<br>
    <em>C’est de Nostre Dame</em>, I (<em>Chanson de Notre Dame</em>).
  </p>
  <div>
    <strong><u><br>
    Musique</u></strong> :
  </div>
  <div>
    Gautier de COINCY (c.1177?-1236),<br>
    <em>Marions nous</em>, chanson extraite des<br>
    <em>Miracles de Nostre Dame</em> (entre 1214 et 1236).
  </div>
  <div>
    ALLA FRANCESCA
  </div>
  <div>
    <br>
    <br>
    Extrait de :<br>
    <em><img width="150" height="149" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//gautierdecoincymiracles.jpg" class="" alt="gautierdecoincymiracles.jpg">Les Miracles de Nostre Dame</em>. 1 CD Opus
    111 OPS 30-146.
  </div>
  <p>
    <br>
    [<u>Original et mise en français moderne du texte chanté</u> :
  </p>
  <p>
    <em>Marions nous a la Virge Marie :<br>
    Nus ne se puet en lui mal marier.<br>
    Sachiez de voir, qui a lui se marie<br>
    Plus hautement ne se puet marier ;<br>
    Asseür est en air, en terre et mer<br>
    Qui bien la sert et bien la veut amer ;<br>
    Amons la tuit, en li n’a point d’amer ;<br>
    Ja ne faudra a pardurable vie<br>
    Qui de bon cuer la voudra reclamer.<br>
    Marions nous a la Virge Marie :<br>
    Nus ne se puet en lui mal marier.<br></em>
  </p>
  <p>
    <br>
    Marions-nous à la Vierge Marie :<br>
    Nul ne peut être avec elle mal marié.<br>
    Sachez pour de vrai que celui qui a elle se marie<br>
    Plus hautement ne se peut marier ;<br>
    Il est protégé dans les airs, sur terre et en mer,<br>
    Celui qui la sert et bien la veut aimer ;<br>
    Aimons-la tous ; en elle point d’amertume ;<br>
    Jamais il ne manquera la vie éternelle,<br>
    Celui qui de bon cœur la voudra invoquer.<br>
    Marions-nous à la Vierge Marie :<br>
    Nul ne peut être avec elle mal marié.
  </p>
  <p>
    <u><br>
    Mise en français moderne du texte de Rutebeuf</u> :
  </p>
  <p>
    Il me faut chanter la dame la meilleure<br>
    Qui fut et qui sera jamais ;<br>
    Son doux chant préserve de tout chagrin :<br>
    Sera bien protégé celui qu’elle protègera.<br>
    Elle a sauvé bien des âmes ;<br>
    Et je ne doute absolument pas<br>
    Qu’un jour j’aurai bon heur,<br>
    Car de sa grande douceur<br>
    Il n’est personne qui puisse vous parler. (…)]
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Sep 2007 21:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">191720c8ce2043be4f98f172de9e4aff</guid>
                <category>In speculo</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12607315-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marie d'Italie]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12568342.html</link>        <description><![CDATA[
  <p align="justify">
    Le culte marial connut, au Moyen Âge, une faveur qui n’a été sérieusement écornée qu’avec l’émergence des idées de la Réforme, à partir de 1517, sous l’impulsion de Martin Luther (1483-1546).
    Voici, le temps de quelques billets, un aperçu, aussi bref que subjectif, de la dévotion envers Marie, secours des humbles à la recherche d’une mère propre à les consoler de la douleur d’exister.
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <img width="351" height="600" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//simonemartiniviergemisericorde.jpg" class="" alt="simonemartiniviergemisericorde.jpg"><br>
    Simone MARTINI (c.1284-1344)<br>
    <em>Vierge de miséricorde</em>, c.1308-1310.<br>
    Détrempe sur bois, Sienne, Pinacoteca nazionale.
  </p>
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/dietisalviregina.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
      <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/dietisalviregina.mp3" name="movie">
    </object>
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>&nbsp;«&nbsp;Vergine Madre, figlia del tuo figlio,<br>
  <div align="justify">
    umile e alta più che creatura,<br>
    termine fisso d’etterno consiglio,<br>
    tu se’ colei che l’umana natura<br>
    nobilitasti sì, che ’l suo fattore<br>
    non disdegnò di farsi sua fattura.<br>
    Nel ventre tuo si raccese l’amore,<br>
    per lo cui caldo ne l’etterna pace<br>
    così è germinato questo fiore.<br>
    Qui se’ a noi meridïana face<br>
    di caritate, e giuso, intra ’ mortali,<br>
    se’ di speranza fontana vivace.<br>
    Donna, se’ tanto grande e tanto vali,<br>
    che qual vuol grazia e a te non ricorre,<br>
    sua disïanza vuol volar sanz’ali.<br>
    La tua benignità non pur soccorre<br>
    a chi domanda, ma molte fïate<br>
    liberamente al dimandar precorre.<br>
    In te misericordia, in te pietate,<br>
    in te magnificenza, in te s’aduna<br>
    quantunque in creatura è di bontate. (…)&nbsp;»
  </div>
  <div align="justify">
    Dante ALIGHIERI (1265-1321),<br>
    <em>Paradiso</em>, Canto XXXIII, 1-21 (1306-1321).
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>&nbsp;<strong><u><br>
  Musique</u></strong>&nbsp;:
  <div align="justify">
    <p>
      <em>Die ti salvi Regina</em>, extrait du manuscrit Magliabechiano<br>
      BR 18 conservé à Florence (début XIVe siècle).
    </p>
  </div>
  <div align="justify">
    LA REVERDIE
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    Extrait de&nbsp;:<br>
    <em><img width="150" height="149" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//lareverdielaude.jpg" class="" alt="lareverdielaude.jpg">Laude di Sancta Maria</em>, veillée de chants de dévotion
    dans l’Italie des Communes. 1 CD Arcana A34.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    [<u>Texte chanté (original et traduction)</u>&nbsp;:
  </p>
  <div align="justify">
    Die ti salvi, regina misericordiosa et avocata delli peccatori.<br>
    Tu se’ luminatrice delli intenebrati, sol per la scuritade del peccato. O vera genitrice, per te sian rivocati tutti gli erranti ch’ erran trangosciati sol per la lor fallença&nbsp;: tornali a
    penitença dando a llor cognoscença di ben fare.
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <em>Que Dieu te sauve, reine miséricordieuse et messagère des pécheurs.<br>
    Tu es la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, à cause même de la noirceur du péché. O véritable mère, par toi que soient rappelés tous les errants qui errent remplis d’angoisse à cause
    même de leur erreur&nbsp;: ramène-les à la pénitence en leur donnant la connaissance du bien faire.</em>
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div><u>Traduction du texte de Dante</u>&nbsp;:
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <em>«&nbsp;Vierge mère, fille de ton Fils,<br>
    humble et haute plus que créature,<br>
    terme arrêté d’un éternel conseil,<br>
    tu es celle qui as tant ennobli<br>
    l’humaine nature, que son créateur<br>
    daigna se faire sa créature.<br>
    En ton ventre se ralluma l’amour,<br>
    par la chaleur duquel dans l’éternelle paix<br>
    ainsi a éclos cette fleur.<br>
    Ici, pour nous, tu es en son midi le flambeau<br>
    de la charité, et en bas, parmi les mortels,<br>
    tu es la vive fontaine d’espérance.<br>
    Dame, tu es si grande, et de valeur si haute,<br>
    que celui qui désire la grâce et à toi ne recourt point,<br>
    son désir veut voler sans ailes.<br>
    Ta bonté non seulement secourt qui demande,<br>
    mais d’elle-même, souvent, prévient la demande.<br>
    En toi miséricorde, en toi pitié,<br>
    en toi magnificence, en toi se rassemble<br>
    tout ce que dans les créatures il y a de bonté.&nbsp;»</em>]
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 23 Sep 2007 17:39:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8e8598db70eec5a4a6b0580a009efecd</guid>
                <category>In speculo</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12568342-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La contenance du continent]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12264542.html</link>        <description><![CDATA[
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/dunstableagnusdei.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
      <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/dunstableagnusdei.mp3" name="movie">
    </object>
  </p>
  <p>
    <br>
    «&nbsp;Car ilz ont nouvelle pratique<br>
    De faire frisque concordance<br>
    En haulte et en basse musique,<br>
    En fainte, en pause et en muance&nbsp;;<br>
    Et ont pris de la contenance<br>
    Angloise, et ensuy Dompstable&nbsp;;<br>
    Pour quoy merveilleuse plaisance<br>
    Rend leur chant joieux et notable.&nbsp;»
  </p>
  <div>
    Martin LE FRANC (c.1395?-c.1460?), <em>Le Champion des dames</em> (c.1440).
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <img width="350" height="320" alt="harley2278battle.jpg"  class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//harley2278battle.jpg">Les conflits et
    les invasions qui constituent souvent leur douloureux corollaire ont parfois du bon. La guerre que l’on appelle «&nbsp;de Cent Ans&nbsp;» est demeurée, dans la mémoire collective, comme une des
    périodes les plus sombres de l’histoire de France, avec, sur fond de peste noire, son cortège quasi-ininterrompu de déchirements, de privations, de mort. Pourtant, alors que les décennies
    s’étendant du début du XVe siècle jusque dans les années 1430 vont se révéler comme une véritable asphyxie politique pour les forces en présence, les échanges culturels entre ces ennemis jurés
    que sont Anglais et Français vont, eux, s’avérer particulièrement fructueux, particulièrement dans le domaine de la musique.
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Le poète Martin Le Franc, cité ci-dessus, parlant de deux des musiciens les plus illustres de son époque, Guillaume Dufay (c.1397-1474) et Gilles Binchois (c.1400-1460), nous apprend qu’ils ont
    été influencés par la <em>contenance angloise</em> – nous dirions aujourd’hui «&nbsp;le style britannique&nbsp;» – dont le plus illustre représentant, que cite Le Franc, est alors un certain
    <em>Dompstable</em>. En dépit des problèmes, sans doute assez insolubles, que pose l’interprétation historique de ces quelques vers, ils ont le mérite de matérialiser l’inversion des échanges
    d’influences entre la France et l’Angleterre, survenue au cours de la première moitié du XVe siècle. En effet, jusqu’à cette époque, c’est la brillante musique continentale, notamment celle
    développée autour de l’École de Notre Dame entre le dernier quart du XIIe et la première moitié du XIIIe siècle, qui s’exportait. Assimilées par les compositeurs du crû, les influences françaises
    vont se mêler à certaines originalités insulaires pour finir par s’organiser en un style idiomatique dont on trouve les premières formes tangibles au début du XIVe siècle, le caractère
    extrêmement lacunaire des sources ne permettant pas de déterminer si l’émergence de ce style est, ou non, antérieure.
  </div>
  <div align="justify">
    <img width="350" height="201" alt="harley2278prayer.jpg"  class="DrteTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//harley2278prayer.jpg">La
    <em>contenance angloise</em> est un fascinant mélange de conservatisme et d’originalité. Les britanniques semblent avoir été, en effet, assez peu préoccupés par les recherches qui agitaient, sur
    le continent, les théoriciens de l’<em>Ars nova</em>, et la forme, alors en vogue, du motet isorythmique, est, par exemple, quasiment absente du paysage musical anglais de l’époque. En revanche,
    les compositeurs opèrent une fusion au départ improbable entre des formes désuètes, comme le conduit, et d’autres inspirées de la danse, comme le rondeau, transcendées par une pratique de la
    polyphonie de plus en plus raffinée. Ils développent également, et c’est là un apport majeur, le parallélisme des voix en utilisant des intervalles jusqu’alors peu usités en France&nbsp;: la
    tierce et la sixte. Ils obtiennent ainsi des structures très claires, d’une grande luminosité, douce et diffusive, loin de la rudesse des quartes et quintes majoritairement employées sur le
    continent. Tout, dans ce style, semble aspiré vers le haut&nbsp;: l’ampleur du souffle s’y conjugue avec des mélodies ascendantes, l’ensemble tendant vers une consonance maximale.
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div><br>
  <div align="justify">
    <img width="350" height="215" alt="oldhallmsdunstable.jpg"  class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//oldhallmsdunstable.jpg">Voici donc
    l’héritage que vont diffuser, en France et au-delà, les œuvres de ce <em>Dompstable</em> dont parle Le Franc. Comme pour maints de ses contemporains, nous ignorons presque tout de John Dunstable
    ou Dunstaple. Il est probablement né dans la ville du même nom, dans le Bedfordshire, peut-être vers 1390. On ne sait auprès de qui il se forme, mais il st certain que c’est un homme qui acquiert
    une solide culture. Un manuscrit nous le décrit en qualité de musicien de John of Lancaster, duc de Bedford (1389-1435), régent du royaume de France en 1422. On en a parfois déduit qu’il a pu
    séjourner sur le continent aux côtés de son maître, mais aucune preuve tangible n’étaie cette hypothèse, que l’on peut néanmoins estimer probable. Les musicologues estiment que les principales
    œuvres de Dunstable datent des années 1410-1430, là encore, sans grande certitude&nbsp;; ce qui est, en revanche, certain, c’est que la cinquantaine d’œuvres conservée sous son nom n’est qu’une
    partie d’une production sans doute plus abondante. Il semble que Dunstable se soit plus ou moins désintéressé de la musique vers la fin de sa vie pour se consacrer à l’astrologie, sujet sur
    lequel il laisse au moins deux traités (1438 et 1441). Il meurt à Londres le 24 décembre 1453, et est enterré en l’église St Stephen Walbrook, où une copie de son épitaphe se trouve toujours
    (l’original a disparu avec l’église lors du Grand incendie de 1666).
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div><br>
  <div align="justify">
    <img width="350" height="580" alt="bedfordhourslys.jpg"  class="DrteTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//bedfordhourslys.jpg">On imagine
    aujourd’hui difficilement la popularité dont a pu jouir Dunstable, tant il existe, en France, un préjugé défavorable attaché à la musique venue d’Angleterre. Pourtant, la présence de nombreuses
    œuvres de Dunstable dans des manuscrits français, italiens, mais aussi allemands (<em>Buxheimer Orgelbuch</em>, c.1460-1470), prouve à quel point la diffusion de sa musique était importante. Les
    alliances politiques de son maître avec la brillante Cour de Bourgogne, véritable creuset dont l’influence va se révéler cruciale pour l’histoire de la musique, puisque s’y forme l’idiome
    franco-flamand qui va s’épanouir pendant un siècle dans des constructions polyphoniques de plus en plus osées, ont été déterminantes dans la propagation de la <em>contenance angloise</em> dans
    une grande partie de l’Europe. Pour comprendre le succès qu’a connu ce nouveau style, il faut savoir que dans le dernier quart du XIVe siècle, les musiciens de Cour ont développé, sur la base des
    trouvailles de l’<em>Ars nova</em>, un art d’un raffinement si extrême qu’il n’évite pas toujours, à force d’intellectualisme et de complexité, une certaine préciosité. Cet <em>Ars subtilior</em>
    («&nbsp;art plus subtil&nbsp;»), foncièrement élitiste, va se trouver de plus en plus en décalage avec une époque déjà touchée par les premiers frémissements de la Renaissance, dont l’esprit
    exige clarté et équilibre des proportions. Le terrain était donc prêt pour accueillir une musique empreinte de plus de souplesse et de fluidité, plus intelligible et directe. En ce sens, on
    imagine sans mal que les œuvres de Dunstable, révélant une maîtrise des techniques de composition reconnues à son époque, comme, par exemple, l’isorythmie, tout en y apportant cette manière
    anglaise souple et lumineuse, soient apparues comme une voie nouvelle à suivre. Pour finir, il semble, en l’état actuel des connaissances musicologiques, que l’on doive à Dunstable l’invention de
    la messe sur <em>cantus firmus</em> [composition polyphonique basée sur une mélodie préexistante], forme cyclique qui deviendra un standard de composition vers le milieu du XVe siècle. On peut
    aussi supposer qu’il a largement contribué à la diffusion de la technique du faux-bourdon [suite d’intervalles de tierces et de sixtes en parallèle], formalisé en Angleterre dès le XIIIe siècle,
    mais dont la première mention apparaît dans l’introduction de la <em>Missa</em> <em>sancti Jacobi</em> (c.1426-1428) de Guillaume Dufay.
  </div>
  <div>
    &nbsp;<br>
    <div align="justify">
      Par delà, donc, le fracas des batailles et la bassesse des manœuvres politiques, on a vu à quel point l’apport des musiciens d’outre-manche a été déterminant dans la formation d’une langue
      musicale proprement européenne. S’il n’a été question ici que du seul John Dunstable dont l’œuvre représente une sorte de parfait exemple de la <em>contenance angloise</em>, il ne faut,
      néanmoins, pas oublier qu’il existe toute une génération de compositeurs dont le talent s’est diffusé bien au-delà de leur île, tels Leonel Power (1380?-1445), Pycard (début du XVe siècle) et
      une foule d’anonymes, forgeant le goût musical de leur époque. Sans la contribution de ce génie spécifiquement insulaire, on peut gager que le visage de la musique occidentale n’aurait pas été
      le même, et qu’il n’aurait certainement pas été aussi séduisant.
    </div>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <strong><u>Extraits musicaux</u></strong>&nbsp;:
  </div>
  <div>
    <br>
    Les lecteurs qui souhaiteraient effectuer une écoute chronologique, afin de percevoir le tissu d’influences d’un morceau à un autre, sont invités à écouter les extraits dans l’ordre
    suivant&nbsp;: 2, 1 et 3.
  </div>
  <div>
    <br>
    1. John DUNSTABLE (c.1390-1453)&nbsp;:
  </div>
  <div>
    <em>Agnus Dei</em>, JD14.
  </div>
  <div>
    <br>
    Tonus Peregrinus – Anthony PITTS, direction.
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    Extrait de&nbsp;:
  </div>
  <div>
    <em><img width="150" height="148" alt="dunstabletonusperegrinus.jpg"  class="" src=
    "http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//dunstabletonusperegrinus.jpg">Sweet harmony</em>, messes et motets. 1 CD Naxos 8.557341.
  </div><br>
  <div>
    <p align="justify">
      &nbsp;
    </p>
    <div align="justify">
      2. Anonyme anglais, XIVe siècle&nbsp;:
    </div>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;<em>Agnus Dei</em>.
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>&nbsp;<br>
  <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/anonymeanglaisxivagnusdei.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
    <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/anonymeanglaisxivagnusdei.mp3" name="movie">
  </object>
  <p>
    &nbsp;
  </p>Diabolus in Musica – Antoine GUERBER, direction.
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    Extrait de&nbsp;:<em><br></em>
    <div align="justify">
      <em><img width="150" height="135" alt="honisoitquimalypense.JPG"  class="" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//honisoitquimalypense.JPG">Honi soit
      qui mal y pense&nbsp;!</em> Polyphonies des chapelles royales anglaises (1328-1410). 1 CD Alpha 022.
    </div>
  </div><br>
  <div>
    <p align="justify">
      <br>
      3. Guillaume DUFAY (c.1397-1474)&nbsp;:
    </p>
  </div>
  <div>
    <em>Missa Se la face ay pale</em> (c.1452-1458)&nbsp;: Agnus Dei.
  </div>
  <div>
    <div>
      <p align="justify">
        <br>
        <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/dufayselafaceagnusdei.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
          <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/dufayselafaceagnusdei.mp3" name="movie">
        </object>
      </p>Diabolus in Musica – Antoine GUERBER, direction.
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      Extrait de&nbsp;:
    </div>
    <div>
      <em><img width="150" height="134" alt="dufayselaface.JPG"  class="" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//dufayselaface.JPG">Missa Se la face ay
      pale.</em> 1 CD Alpha 051.
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div>
    <div>
      <strong><u>Illustrations</u></strong>&nbsp;:
    </div>
    <div>
      <br>
      <div align="justify">
        <strong><span style="font-weight: normal;">John Lydgate, <em>Vies des saints Edmond et Fremont</em>.</span></strong> Angleterre, entre 1434 et 1439. Londres, British Library, MS Harley
        2278&nbsp;:
      </div>
    </div>
    <div align="justify">
      1. Scène de bataille.
    </div>
    <div align="justify">
      2. Scène de prière.
    </div>
    <div align="justify">
      &nbsp;
    </div>3. Manuscrit Old Hall&nbsp;: <em>Veni Sancte Spiritus</em>, motet de John Dunstable. Livre de chœur compilé en Angleterre, vraisemblablement entre 1415 et 1421. Londres, British Library
    Add. MS 57950, ff.55v-56.<br>
    <br>
    4. Maître de Bedford et atelier, <em>Heures de Bedford</em> (Paris, c.1423)&nbsp;: La légende des Fleurs de Lys (détail). Londres, British Library, Add. MS 18850, f.288v.
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Sep 2007 15:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">63b492c1382c93b59fc7e209a93cd88b</guid>
                <category>Musica humana</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12264542-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un écrin de tilleuls]]></title>
        <link>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12001289.html</link>        <description><![CDATA[
  <p align="justify">
    <br>
    <object width="200" height="20" data="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/anonymegrosssehnen.mp3" type="application/x-shockwave-flash">
      <param value="http://www.over-blog.com/_dewplayer.swf?son=http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/07/41/29/anonymegrosssehnen.mp3" name="movie">
    </object>
  </p><br>
  <p align="justify">
    <img width="350" height="263" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//unterlinden1.jpg" class="GcheTexte" alt="unterlinden1.jpg">Certains musées semblent tellement faire corps avec les
    collections qu’ils abritent, qu’en distordant la réalité, on pourrait presque croire qu’ils ont été conçus pour ce futur usage. Ainsi en est-il d’un couvent de Dominicaines fondé à Colmar au
    XIIIe siècle, déserté après la Révolution française et sauvé de justesse du démantèlement par la création de la fondation Schongauer en 1847. En 1848, on dépose en ces lieux où soufflait l’esprit
    une mosaïque gallo-romaine, puis, en 1852, c’est au tour des saisies révolutionnaires d’y trouver refuge. Le 3 avril 1853, le musée d’Unterlinden ouvre ses portes au public.
  </p>
  <div>
    <div align="justify">
      &nbsp;<img width="350" height="467" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//unterlinden2.jpg" class="DrteTexte" alt="unterlinden2.jpg">Il est célèbre pour abriter le polyptyque peint pour
      la commanderie des Antonins d’Issenheim par le mystérieux Mathis Gothart Nithart (c.1475/80-1528), dont le nom même est sujet à conjectures, mais qui a connu une éclatante renommée posthume
      sous le surnom de Grünewald, qu’un historien d’art lui a donné, de façon quelque peu arbitraire, en 1675. Le visiteur n’y découvre cependant pas que ce chef d’œuvre&nbsp;; lieu
      «&nbsp;ouvert&nbsp;», Unterlinden abrite, en effet et entre autres, des collections d’art des XIXe et XXe siècle, une collection archéologique, ainsi que de passionnantes salles dédiées aux
      arts décoratifs et populaires. Cependant, une des spécificités essentielles du musée est d’offrir un large panorama de tout un périmètre artistique qui a été, du moins en France, largement et
      malheureusement relégué dans l’ombre d’une Italie portée au pinacle&nbsp;: l’art rhénan, et, plus précisément celui du Rhin supérieur aux XVe et XVIe siècles.
    </div>
    <p align="justify">
      <img src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//unterlinden3.jpg" class="GcheTexte" alt="">Il ne saurait, bien entendu, être question ici de dénier la paternité de ce que l’on a nommé
      Renaissance à la péninsule italienne, pas plus que qu’on ne saurait contester que les artistes rhénans se sont intéressés plus tardivement que d’autres aux nouveautés venues d’Italie. Jusqu’au
      milieu du XVIe siècle, où existaient encore des poches de résistance à l’art ultramontain, les contrées du Rhin supérieur ont <em>volontairement</em> continué à conserver des références
      gothiques, que ce soit en peinture ou en sculpture. Ceci voudrait-il dire qu’ils sont en retard par rapport aux autres&nbsp;? Certainement pas. La vision imposée par Giorgio Vasari (1511-1574),
      selon laquelle, hors l’art italien, il n’était point, ou peu, de salut a, sur ce point, considérablement faussé les perspectives. Comme le notait très justement Ernest Renan&nbsp;:
      «&nbsp;Maîtres de l’opinion aux XVIe et XVIIe siècles, les Italiens dispensèrent trop souvent la renommée selon leurs préventions ou leurs dédains&nbsp;» ("L'art du moyen âge" in <em>Mélanges
      d'histoire et de voyage</em>, Paris, Calmann-Levy, 1878). Les réalisations italiennes sont, sans contredit, magnifiques, mais ne sont pas les seules à faire montre, durant cette période de
      transition entre Moyen-Âge et Renaissance, d’un suprême degré d’inspiration et de raffinement.
    </p>
  </div>
  <div align="justify">
    <img width="350" height="417" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//unterlinden4.jpg" class="DrteTexte" alt="unterlinden4.jpg"><br>
    Les billets à venir à la suite de celui-ci vous proposeront donc de partir, au travers d’une sélection d’œuvres choisies dans les splendides collections exposées au musée d’Unterlinden, à la
    découverte de l’art du Rhin supérieur, et de croiser des figures, telles celles de Gaspard Isenmann (c.1410?-c.1485?), Martin Schongauer (c.1450?-1491), Nicolas de Haguenau (c.1445?-après 1526?)
    ou Veit Wagner (actif de 1492 à 1520), qui, si elles n’ont pas acquis la célébrité de celles de Botticelli ou de Donatello, n’en sont pas moins tout aussi essentielles. S’ajoute à ces quelques
    noms préservés toute une foule d’artistes anonymes&nbsp;; contrairement, en effet, à l’habitude prise en Italie dès le XIIIe siècle, la signature d’une œuvre, même produite par un maître éminent,
    était rarement de mise, dans les contrées rhénanes, avant le milieu du XVe siècle, marque indubitable que l’esprit médiéval, tendant à faire primer la réalisation sur son créateur, y avait encore
    cours.
  </div>
  <div>
    &nbsp;<br>
    <div align="justify">
      Pendant naturel du tout aussi incontournable Musée de l’Œuvre Notre Dame de Strasbourg, le musée d’Unterlinden offre, tant par son cadre que par la richesse d’un fonds remarquablement mis en
      valeur, un voyage dans le temps émaillé de rencontres artistiques inoubliables. A trois heures de Paris par le rail (à grande vitesse), tout un pan méconnu de la civilisation européenne vous
      attend sous ces symboliques tilleuls. Bonne visite.
    </div>
  </div>
  <div>
    &nbsp;<br>
    <br>
    <a href="http://www.musee-unterlinden.com/"><strong>Musée d'Unterlinden</strong></a> - 1 rue d'Unterlinden - 68000 Colmar. Téléphone&nbsp;: 03 89 20 15 58.
  </div>
  <p>
    Ouvert tous les jours de <u>mai à octobre</u>, de 09 heures à 18 heures.
  </p>
  <p>
    Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures, de <u>novembre à avril</u>. Fermé les 1<sup>er</sup> janvier, 1<sup>er</sup> mai, 1<sup>er</sup> novembre
    et 25 décembre.
  </p>
  <div>
    Tarif d’entrée&nbsp;: 7€.
  </div>
  <p>
    <em>Accueil chaleureux, petite boutique proposant des cartes postales, des ouvrages d’art, ainsi que des reproductions du polyptyque d’Issenheim.</em>
  </p>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <strong><u>Accompagnement musical</u></strong>&nbsp;:
  </div>
  <p>
    <span>Anonyme&nbsp;: <em>Groß Sehnen ich im Herzen trag</em>,</span>
  </p>
  <p>
    <span>extrait du <em>Schedelsches Liederbuch</em>, c.1460-67.</span><br>
    Il Curioso – Bernard BÖHM, direction.
  </p>
  <div>
    <p>
      Extrait de&nbsp;:<br>
      <img width="150" height="150" src="http://idata.over-blog.com/1/07/41/29//musicriemenschneider.jpg" class="" alt="musicriemenschneider.jpg">Musique au temps de Tilman Riemenschneider. 1 CD
      Naxos 8.557138.
    </p>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <strong><u>Illustrations</u></strong>&nbsp;:
  </div>
  <p>
    Le cloître du musée d’Unterlinden (août 2007).
  </p>
  <p>
    Mathis Gothart Nithart, dit Grünewald (c.1475/80-1528) : <em>Polyptyque d’Issenheim</em> (vue générale).
  </p>
  <p>
    Anonyme, Allemagne : <em>La résurrection</em> (détail), c.1460-1470.&nbsp;Huile sur bois.
  </p>
  <p>
    Lucas Cranach l’Ancien (1472-1553)&nbsp;: <em>La mélancolie</em> (détail), 1532. Huile sur bois.
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sun, 26 Aug 2007 21:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9e23889d00e131aa561c6c199f3b514d</guid>
                <category>Itinerarium peregrinorum</category>        <comments>http://jardinbaroque.over-blog.com/article-12001289-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
